Un tour chez Heidi

Tablettes suisso-suisses de la vénérable maison Villars et des Chocolats du Mont Blanc

Je pensais parler glace aujourd’hui mais la météo m’a coupé l’herbe et le soleil sous le pied. Je garde donc ce billet sous le coude pour des jours plus cléments, et me rabats sur quelque chose de plus réconfortant: le chocolat suisse.  

Afin de limiter les malentendus, les maisons de chocolat suisses ont mis en place un astucieux système d’indices pour permettre au consommateur de se repérer parmi une offre foisonnante. Quelle délicate attention. 

Petit guide pratique à l’intention du néophyte pour identifier une tablette de chocolat suisse en rayonnage:

* Il y a de fortes chances pour que l’acte d’achat se fasse en station de sport d’hiver

* C’est écrit en doré (on est riche en Suisse)

* C’est écrit en français et en allemand

* C’est au lait. Voire même des rivières de lait (argument santé) coulent sur l’emballage

* C’est fourré avec un truc en plus (on est riche, n’oubliez pas): de l’alcool, des noisettes, des amandes, du praliné…

* On y voit un ou des animaux de la faune alpine pointer le bout du son museau sur un fond de montagne avec un petit lac: une marmotte, une vache, un bouquetin

* En dernier recours car après tout il y a peut-être aussi des marmottes en Belgique, cet indice est sans appel: un mini mignon drapeau suisse orne l’emballage

Du beau story-telling. Ca me rappelle Heidi.

 

Heidi

 

Et alors?

Très crémeux, doux et réconfortant, on est du côté de la gourmandise enfantine et de l’apport énergétique, c’est bien pour l’après-ski.

Ganachopedia: la Suisse et le chocolat

* Comment ce pays sans colonies est-il devenu leader sur le chocolat?: c’est au XVIIIème siècle que la Suisse découvre le chocolat grâce à ses liens avec l’Angleterre, alors #1 sur le chocolat. La greffe prend, et les chocolatiers vont fourmiller d’innovations techniques pour progressivement industrialiser la production de chocolat et le démocratiser. Ces grands hommes du panthéon suisse sont devenus des marques familières: Lindt, Cailler, Suchard, etc… J’ai envie de distinguer deux saints hommes aux sacrés prénoms: Charles-Amédée Kohler, qui invente en 1850 le chocolat aux noisettes et Théodor Tobler qui donnera naissance au Toblerone en 1908.

* Y a-t-il un goût Suisse?: oh oui. Les Suisses sont parmi les plus gros consommateurs au monde avec plus de 10kgs par an et par personne. Respect. Ils n’aiment pas l’amertume, donc le chocolat noir, qui représente moins de 20% de la consommation. Leur bonheur, c’est du chocolat au lait bien riche et bien sucré.

* Le chocolat au laitc’est en lui associant le lait en poudre produit par les vaches d’alpage, la grande fierté nationale, que le chocolat acquiert des attributs santé. Il est même recommandé aux gens “faibles”: les femmes enceintes, les personnes âgées, les enfants. Gros carton.  

* Le chocolat dans l’imaginaire suisse: dans cette société calviniste, le chocolat n’est pas un péché coupable. Bien au contraire, il est associé au partage. Si l’on est normalement constitué, on ne mange pas une tablette tout seul, on la partage.

Note: des coordonnées de compte bancaire ne sont pas fournies au dos, enfin je n’en ai pas vues.

2 Replies to “Un tour chez Heidi”

    1. @Louise,

      Salut Louise, ravie de te retrouver ici! Merci pour l’info, à explorer, parles-tu de Villars, ou des chocolats du Mont Blanc?

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