Ooooooh Brothers

Après Vienne, New York. Mes amis ont l’âme vagabonde et généreuse. Deux tablettes des Maast Brothers ont atterri sur ma table.

Bienvenu à la maison les chéries
Bienvenu à la maison les chéries
Tablette Artisan aux fèves de cacao
Tablette Artisan aux fèves de cacao
Tablette Artisan au sirop d'érable
Tablette Artisan au sirop d’érable

Les Maast Brothers font partie de cette génération qui relance des activités artisanales en leur injectant un petit supplément d’âme très bien marketé. Le tout à Brooklyn, le Saint des Saints des hipsters du monde entier.

Petit guide illustré du hipster
Petit guide illustré du hipster

Ces deux frères trentenaires, bigrement lookés tendance Amish (barbe longue aux reflets roux, goût prononcé pour les tailleurs et peut-être même tatouage, qui sait), fabriquent dans leur boutique des chocolats composés uniquement de cacao, de beurre de cacao et de sucre de canne. Intéressant.

Un des Maast. Crédit photo the selby
Un des Maast. Rick ou Michael leur mère même ne les reconnaîtrait pas.  Crédit photo the selby

Ce qui fait vraiment tomber les filles? Leurs sublimes emballages en papier recyclés aux imprimés graphiques. Le contenu est un peu moins alléchant. J’ai goûté deux tablettes de leur collection Artisan (les mélanges). C’est vraiment pas mal, acidulé, frais, assez complexe, avec une jolie amertume pour le Cocoa Nibs, mais rien de bien fou non plus.

Jolies jolies
Jolies jolies

A se faire offrir donc. Et si décidément personne ne vous connaît vraiment assez bien pour déceler vos désirs secrets, leurs tablettes sont disponibles dans tous les coffee shops branchés et sur-branchés de NYC, et bien sûr à l’épicerie du Bon Marché, à un prix que je juge indécent (le tout fait-main coûte cher). Filez vous acheter du Hévin ou du Patrick Roger à la place.

La bonne idée? En décorer sa cuisine ou ses toilettes. ELLE Déco n’y a même pas pensé.

Ce qu’il ne faut pas faire

Laisser du chocolat plus d’un mois sur un coin de table exposée au soleil. Pierre Hermé ou pas.

Coup dur
Coup dur

Dammit. Le pauvre ne s’est en pas vraiment remis. Ma dégustation non plus. Pierre, ce sera pour une autre fois.

Voici donc quelques petites consignes de conservation pour bien respecter vos tablettes et autres becquetées chocolatées:

  • Les conserver à l’abri de la lumière, au sec, dans un endroit frais mais pas trop, entre 14° et 20°
  • Les maintenir bien emballées dans leur joli papier d’argent, dans une jolie boîte à la hauteur du contenu

Ceci est bien entendu valide dans l’hypothèse où vos tablettes ont une espérance de vie supérieure à trois jours.

Food Porn: les incartades de Milka

Tout le monde est intrigué, personne n’en parle, ceux qui ont cru à un canular doivent se dire que ça fait long finalement, pour une blague, et que ça doit coûter assez cher, toutes ces pubs sur les  abris bus.

Quel est ce tabou qui ronge depuis plusieurs mois la société française?

Les dernières nouveautés sorties des cerveaux malades du marketing de Milka (Groupe Kraft):

#1 des mini bretzels enrobés de chocolat au lait Milka

Food porn #1 Bretzel + Milka
Food porn #1 Bretzel + Milka

#2 une tablette de chocolat au lait Milka dont chaque gros carré est saisi entre DEUX mini Tuc

Food porn #2 Tablette Milka aux mini Tuc
Food porn #2 Tablette Milka aux mini Tuc

La Suisse et de ses jolies vaches à la robe mauve semblent bien loin. La vache a du partir en rave à Berlin avec sa copine la marmotte.

Qu’a-t-il donc bien pu se passer? Milka avait besoin d’être relancée et étendue sur d’autres domaines que les tablettes, très bien, la tendance est au snacking et au co-branding, d’accord, mais de là à combiner du chocolat au lait avec des Tuc? Je ne vois que deux options:

* Il est ressorti de tests quali que des consommateurs se faisaient des tartines de Milka sur des Tuc, ou posaient un carré de Milka sur un bretzel avant de gober le tout. D’après le dernier magazine Fricote, certains mangent bien du fromage de chèvre avec du chocolat, je ne juge pas. Chacun son mauvais goût.

* Un chef de produit marketing voulait se faire virer, le projet a été validé, il a été promu.

Malgré les risque sanitaires évidents, je n’ai pas reculé devant mon devoir. Je me suis rendue chez Monop’ (on ne les trouve pas partout), pour me délester d’environ cinq euros, et tenter d’élucider ce mystère.

Verdict

J’ai honte, mais ce n’est pas mal. C’est divinement sale. Ca va à l’encontre d’à peu près toutes les recommandations diététiques possibles et imaginables. Mais c’est redoutablement additcif.

Ca me rappelle irréductiblement ce que la junk food américaine peut nous offrir de meilleur, les Reese Peanut Butter Cups, le bacon au sirop d’érable, voire même la tablette de chocolat au bacon (ne vomissez pas sur votre clavier, c’est délicat à ravoir), et tout ces produits qui dépassent non seulement les limites du bon goût, mais aussi celles des recommandations nutritionnelles pondues par le PNNS et consorts. .

Les mini Tuc sont réellement mini, ça en deviendra presque chou
Les mini Tuc sont réellement mini, ça en deviendrait presque chou

Ce n’est pas nouveau, le sel est un exhausteur de sucre, et relève particulièrement bien le chocolat. Les bretzel et les Tuc étant des biscuits apéro très salés, le contraste avec la douceur du chocolat au lait Milka fonctionne diaboliquement bien. Ils rajoutent aussi un croquant bienvenu à la douceur crémeuse du chocolat au lait. Pas mal du tout donc.

Dans la catégorie Grosse Violence, les bretzels l’emportent haut la main.

D’ailleurs, sans m’en rendre compte, j’ai grignoté à peu près la moitié du paquet de bretzels en très peu de temps. Redoutablement efficace. Quelques explication ci-dessous.

Le chocolat a du prendre un petit froid au Monop'

Le chocolat a du prendre un petit coup de froid au Monop’

Ganachopedia: le bliss point

Milka et Kraft ont réussi avec ces deux produits à atteindre le graal de l’industriel agro-alimentaire, le bliss point.

Le Dr Kessler, le directeur de la puissante Food and Drug Administration américaine est l’inventeur de cette expression, bliss signifiant félicité en anglais, qui définit le stade où un produit alimentaire va procurer un plaisir intense mais évanescent. Le produit ne procurant pas de satiété, le cerveau n’en a jamais assez.

Seule l’association de la sainte trinité quantités sel / gras / sucre en très fortes quantités permet d’atteindre ce graal.

Une saine lecture - pas encore traduit en français
Une saine lecture – pas encore traduit en français

Les textures, croquant, moelleux etc… et les formats, comme des petites bouchées, vont renforcer le phénomène d’addiction.L’industrie alimentaire américaine décortiquée par le Dr Kessler regorge d’exemples, comme le Snickers (cacahuètes + caramel + chocolat au lait) ou le Double Whopper (frites + pain + Coca). Le Dr Kessler peut rajouter Milka Snax Bretzel et Milka Tuc à sa liste. Je vais lui envoyer un petit mail tiens.

A manger donc en toute conscience.

Un tour chez Heidi

Tablettes suisso-suisses de la vénérable maison Villars et des Chocolats du Mont Blanc

Je pensais parler glace aujourd’hui mais la météo m’a coupé l’herbe et le soleil sous le pied. Je garde donc ce billet sous le coude pour des jours plus cléments, et me rabats sur quelque chose de plus réconfortant: le chocolat suisse.  

Afin de limiter les malentendus, les maisons de chocolat suisses ont mis en place un astucieux système d’indices pour permettre au consommateur de se repérer parmi une offre foisonnante. Quelle délicate attention.  Continue reading “Un tour chez Heidi”