Miscellannées. Des quatre derniers mois.

Ah, si peu de temps, tellement de choses à manger.

J’ai fait pas mal de découvertes 100% chocolat ces derniers mois, à la faveur de quelques voyages, et comme je suis sympa, voici une petite liste sans queue ni tête, ni organisation logique, comme ça me vient :

  • Dandelion Chocolate, San Francisco. Une oasis pour cacaomanes, pointue sans être snob, comme seuls les Américains savent le faire. Situé dans Mission, Dandelion Chocolate produit son chocolat à partir de fèves achetées directement aux producteurs (bean-to-bar). Ils ont ouvert leur atelier et y ont accolé une boutique et un café. Malin. Le tout fait avec goût et simplicité. Si tu vas à San Francisco, n’oublie pas d’y passer. Un ami en avait déjà parlé ici, et ça m’a permis de vérifier par moi-même que cette personne était bien de confiance. Et de mettre des fleurs sur ta tête, si tu as envie*.

    Dandelion Chocolate
    Dandelion Chocolate
  • Après la Californie, j’ai enchaîné avec la Suisse, où j’ai enfin goûté à la pâte à tartiner Ovomaltine. Du Nutella avec des petits morceaux croustillants d’Ovomaltine, le tout dans un pot au look vintage. Vraiment, mais vraiment pas mal. Fort potentiel d’addiction. À ce que demander ce que font les gars de la R&D chez Nutella. Ça ne devrait pas être bien compliqué de rajouter un peu de crêpe dentelle ou de gaufrette écrasée dans du Nutella. Pas besoin de prendre le Lyria, on en trouve désormais en supermarché en France. Mais bon, c’est toujours plus sympa de le goûter sur place.
Ovomaltine crunchy
Ovomaltine crunchy
  • Les pralinés de Philippe Pascoët, chocolatier suisse. Bons, bien faits, mais pas à se damner non plus. Ça manque un peu d’aspérité, c’est trop lisse. Le praliné feuilleté est pas mal.

 

  • De retour à Paris, une bonne âme m’a offert des chocolats venant d’une boutique de Montmartre, Illèné. Deux coréennes passionnées de chocolat ont ouvert leur petit atelier-boutique, discret et sobre, juste à côté de la rue des Abesses. Leurs noisettes enrobées de chocolat étaient à mourir. L’enrobage était fin, ave beaucoup de saveurs, parfait. Généralement ces petites friandises ne sont pas aussi travaillées, on sent l’amour du travail bien fait. Ça m’a donné envie d’aller voir de plus près le reste.
Chocolat Illene
Petites pépites de noisettes enrobées de chocolat noir et au lait

* Si vous ne connaissez pas cette chanson, je ne peux pas grand chose pour vous.

Bircher Ô ma biche

Bircher muesli
Bircher müesli avec des petits dés de fruits coupés tout bien comme il faut (j’ai fait de mon mieux, merci de noter l’effort)

Tendres lecteurs Milka,

Ayant développé une légère addiction au bircher muesli à la mangue de Cojean, j’ai essayé de reproduire le bestiau à la maison pour des petits-déjeuners sexys et Instagrammables.

En vérité, je suis surtout en quête de petits-déjeuners qui me permettent de tenir jusqu’au déjeuner sans fringales. Le bircher müesli remplit le contrat haut la main tout en étant délicieux. Il est en outre facile et rapide à préparer, se fait la veille, et est variable à l’infini. Que demander de plus ? J’envisage même de le préparer à emporter lorsque je reprendrai le travail (folie).

Viens, voir, viens voir le Dr non n’aie pas peur

Ce petit bonheur matinal a été mis au point par ce bon docteur Suisse Maximilian Bircher-Benner, dont il faut savoir passer outre la photo peu amène pour apprécier les bienfaits de son invention. Je l’associe à la grande fratrie des crèmes Budwig, porridges, et autres müeslis. C’est beaucoup plus frais et sain que les muesli “secs” vendus en sachet, au goût de poussière et bourrés de sucres rapides.

Si vous lisez l’anglais, je vous recommande vivement l’article complet de Felicity Cloake sur le Guardian, qui analyse les variantes de chaque élément de la composition du bircher müesli et les interprétations de quelques restaurants phares de Londres. J’ai rarement rencontré ce plat à la carte de restaurants parisiens qui proposent des petit-déjeuners, et c’est fort dommage. Ça ne devrait pas tarder à arriver étant la récente cote de popularité de ce petit-déjeuner.

La grande tradition suisse pour une portion généreuse : 

  • 40 gr de flocon d’avoines
  • 100 ml de lait (amande pour moi)
  • 15 ml de jus de pomme
  • Le jus d’un-demi citron
  • Une pomme râpée

La veille au soir, faire tremper les flocons d’avoine dans les différents liquides, à ajuster selon votre goût, et à mettre au frigo. Le matin, râper une pomme et l’ajouter au mélange.

Petit trucs en plus pour se faire plaisir, à ajouter le matin : 

  • Des fruits frais coupés en morceaux (banane, mangue, fruits rouges, raisins etc.)
  • Des oléagineux (amandes, noix, noisettes, pistaches etc.) concassées. En poudre ça perd sa texture et entières c’est un peu trop grossier
  • Une dose de spiruline en poudre pour ajouter un peu de protéines et favoriser la satiété
  • Un peu de sirop d’agave ou de miel
  • Des épices (de la cannelle, de la vanille, la poudre des bulgares d’Olivier Roellinger etc.)

Certaines personnes ajoutent aussi du yaourt ou de la purée d’oléagineux, mais je trouve cela trop pâteux, et des fruits secs (raisins, cranberries, abricots, figues etc…), que je zappe personnellement car trop sucrés. Ou alors encore des graines de chia pour apporter un peu de texture et de moelleux (à rajouter dans ce cas-là au mélange la veille). Je ne suis pas très fan mais je ne vous jugerai pas si vous le faites.

Quelques associations sympathiques :

  • lait d’amande + poire ou pomme ou les deux + amandes
  • lait de noisettes + banane + cacao cru + noisettes
  • lait de coco + mangue + coco râpée
  • lait d’amande + fruits rouges + pistaches

… la seule limite sera votre imagination débridée.

Après ça, votre estomac aura le déhanché de Curtis Mayfair

Un tour chez Heidi

Tablettes suisso-suisses de la vénérable maison Villars et des Chocolats du Mont Blanc

Je pensais parler glace aujourd’hui mais la météo m’a coupé l’herbe et le soleil sous le pied. Je garde donc ce billet sous le coude pour des jours plus cléments, et me rabats sur quelque chose de plus réconfortant: le chocolat suisse.  

Afin de limiter les malentendus, les maisons de chocolat suisses ont mis en place un astucieux système d’indices pour permettre au consommateur de se repérer parmi une offre foisonnante. Quelle délicate attention.  Continuer la lecture de « Un tour chez Heidi »