P’tit bouquet, grande mousse

Je suis ravie d’accueillir de nouveau mon acolyte amateur de bonnes choses, Denis Maudez Geffroy, qui nous conte sa rencontre avec une mousse au chocolat d’anthologie (qu’il dit, mais je le crois). Je me suis bien sûr empressée de noter cette adresse dans ma must-eat list (je viens d’inventer ça, ce n’est pas génial mais ça peut prendre).

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Le hasard fait parfois bien les choses lorsqu’il vous apporte sur un plateau d’argent ce dont vous avez besoin, au moment où il faut. L’expression « plateau d’argent » n’est ici pas à prendre au pied de la lettre, il peut s’agir de toute sorte de contenant, de métal ou de matière plus ou moins précieux, dès lors que ce contenant est suffisamment volumineux pour loger ce dont vous avez besoin. Surtout si votre besoin le plus impérieux est une bonne mousse au chocolat.

C’est ce qui m’est arrivé un dimanche. Alors que le fond de l’air se refroidissait et que le moral plongeait, je me mis en quête d’un restaurant qui accueillerait ma solitude et le livre qui me tenait compagnie. Mes pas me portèrent dans un recoin du XXème arrondissement, là où la rue des Couronnes rejoint celle des Envierges et de la Mare pour former la place Krazuki (du nom du célèbre militant communiste). Au restaurant le P’tit Bouquet.

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Après un hamburger un peu leste, je ne pu résister à la mousse au chocolat que j’avais aperçue en entrant, trônant dans un large saladier d’émail blanc. Ce que je ne savais pas, c’était que le saladier serait tout entier à ma disposition. Comme me l’expliquait bientôt le serveur : « Ici, la mousse au chocolat est à volonté. Je vous apporte le saladier et vous en reprenez tant que vous voulez. Si vous finissez le saladier, je vous en apporte un autre ».

Note de Madame Ganache: ils ont sérieusement copié le carpaccio du Bistrot Romain sur ce coup là

Avais-je l’air si désespéré? S’agissait-il d’une manière élégante de déstocker les surplus du week-end? Ou d’une sincère et belle générosité? Toujours est-il que pour 6 euros, vous pouvez déguster une mousse au chocolat bien ferme, au goût intense et qui n’a rien d’écoeurant. Je me suis pour ma part arrêté après deux louchées, tout à fait ravi par cet hasard au goût de chocolat.

LE saladier
LE saladier

Sur le chemin du retour, si l’estomac était un peu lourd, le coeur, lui, était plus léger.

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