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Voyages, balades et belles adresses sélectionnées par Madame Ganache

Johann Dubois, foudroyant

Boutique de Johann Dubois à Dinan. Crédit photo: Des Ronds dans l’eau

Boutique de Johann Dubois à Dinan. Crédit photo: Des Ronds dans l’eau

Cela faisait un bout de temps que j’avais envie d’aller voir de plus près ce chocolatier breton. Johann Dubois a une boutique à Dinan, à 30min de voiture de la plage où mes augustes fesses se posent l’été. Même si les températures l’année dernière auraient pu justifier un voyage pour visiter la vielle ville médiévales et se réchauffer d’un peu de chocolat, je n’avais pas pris le temps d’y aller. Ne pouvant pas patienter jusqu’aux prochaines grandes vacances, j’ai entrepris un voyage plus modeste en traversant la Seine pour me rendre Rive Gauche, chez Mococha. Dieu soit loué la propriétaire de ce lieu de perdition a choisi pour le bien des Parisiens de le référencer dans sa boutique.

J’ai bien fait. Tout ce que j’ai pu y goûter, et j’en ai goûté pas mal, était très abouti. Les enrobages sont extrêmement fins, ce qui est ultra plaisant, les saveurs sont intenses sant être caricaturales, les accords sont parfaits. Un éclair.

Au menu (pas de photos, elles étaient ratées aïe. Vous pouvez voir les chocolats sur son site):

* Bulle caramel yuzu, une demi-sphère de chocolat noir au caramel yuzu. C’est le Dark Vador de la gamme, avec son rayon laser vert qui me transperce. J’ai rarement rencontré un yuzu aussi précis et frais. Un délice.

* Pop, un praliné au sucre croustillant, sympathique mais anecdotique.

* Feuille, une ganache au thé fleur de cerisier sur une gelée de cerise, impressionnante de fraîcheur, de délicatesse et de légèreté. La gelée, qui apporte un contraste rafraîchissant  à la ganache, m’évoque instantanément le Japon, assez friand de ces textures. Sakura! C’est celle qui m’a le plus emballée alors que c’était celle qui me tentait le moins. Marie-Hélène Gantois m’a précisé que ce chocolat évoluait à chaque livraison, et que Johann Dubois était en recherche permanente.

* Jakarta, une ganache nature Java, aux arômes fumés et tourbeux envoûtants, m’a faite chavirer.

* Kochi, une ganache noisette et yuzu, la noisette étant discrète mais bien présente en fin de bouche, réveillée par la touche acidulée du yuzu. Une bien jolie petite pièce qui a été remise à jour avec de la bergamote sou ile nom de Calabria.

* BZH, un gianduja sablé breton et chocolat au lait – le sablé breton est bien là avec son bon goût de beurre et de texture friable, et une petite pointe de sel, un peu trop en sourdine à mon goût.

* Craquelin, un praliné noisette, amande, pistache, coco ultra-croustillant, avec la coco en note dominante, bien torréfiée , très très efficace. Il écrase tous les autres que j’ai pu goûter.

Dinan me voilà!

Boutiques à St Brieux, au 9 rue Général Leclerc, et à Dinan au 15 rue de la Ferronnerie.

Aussi disponible chez Mococha à Paris, au 89 rue Mouffetard.

Mococha-cha

Fondants baulois à la boutique Mococha

Les redoutables fondants baulois, venus ici en masse

C’est alors que je cherchais désespérément à mettre la main sur les chocolats de Johann Dubois, installé Bretagne Nord, donc peu accessible en métro, que je découvris cette boutique rue Mouffetard. Tout comme Denise Acabo (Paris IX), Via Chocolat (Paris IX) ou encore Chocolatitudes (Paris XIV), cette petite boutique élégante a le bon goût de proposer des chocolatiers que l’on ne trouve pas à Paris.

Vous pouvez tout acheter les yeux fermés et le portefeuille ouvert, tout a été sélectionné par le palais ultra-sûr de Marie-Hélène Gantois. Vous y trouverez les bonbons de chocolat de deux poids lourds, Bellanger de Tours et Fabrice Gillotte de Dijon, ainsi que son dernier coup de coeur, Johann Dubois de St Brieuc. Ça vole haut. Le fondant baulois et une sélection pointue de tablettes bean-to-bar complètent l’offre. SI vous avez un peu de temps à tuer, vous pouvez siroter une infusion de cacao ou vous régaler d’une glace La Tropicale sur les deux petits fauteuils club mega moelleux qui vous tendent les bras. Un ballet ininterrompu de clients, touristes en goguette, amateurs, clients fidèles et badaud attirés par les collections en devanture ne cesse de défiler.

Mes petites emplettes:

mes petites emplettes chez mococha

Mes petites emplettes

* Des chocolats Johann Dubois, raison pour laquelle j’avais traversé la Seine

J’en parlerai dans un post séparé. SUSPENSE.

* De l’infusion de cacao Åkesson

Infusion au cacao Akesson

De la goodness en boîte

Oubliez tout ce que j’ai dit précédemment sur le sujet, celle-ci est la meilleure, avec un parfum de cacao très intense mais tout en délicatesse. Une merveille. Elle est faite à partir de cosses de fèves de cacao récoltées par un Norvégien né en France qui a des plantations à Madagascar et habite à Londres. Autant dire un citoyen du monde.

* Des pamplemoussettes de Benoît Nihant

Ça se grignote tranquillement, mais j’ai été un peu déçue par le pamplemousse, effacé par le sucre.

* Une tablette Fève Tonka Equateur de Benoît Nihant

Tablette Morin à la fève tonna, l'érotique du musc et de la vanille

Tablette Benoît Nihant à la fève tonka, l’érotisme du musc et de la vanille

Les fèves tonka ayant été travaillées en même temps que la fève de cacao, leurs saveurs sont intimement liées, mais c’est un peu trop dense et envoûtant pour moi. Je crois pouvoir désormais dire ne pas être fan de la fève tonka et de ses arômes très marqués de musc et de vanille. La tablette n’en reste pas moins extrêmement bien faite. Benoit Nihant est un ingénieur devenu chocolatier après sa crise de la trentaine. Il travaille ses fèves lui-même, quelle belle idée.

* Une tablette édition limitée Bolivie 70% de Morin

Délicieuses tablettes Benoit Nihan et Morin rin

Délicieuses tablettes Benoit Nihant et Morin

Cette maison familiale basée dans la Drôme possède de magnifiques vergers leur fournissant leurs matières premières, quel luxe! Leur tablette Bolivie est un modèle d’équilibre et de finesse, un standard parfait, à retrouver avec sérénité à tout moment de la journée. Une bonne pioche.

Ça me donne envie d’écouter un cha-cha, mais comme je ne retrouve plus le titre auquel je pensais, je vous propose une légère samba française.