En Aparté #5, Marie-Hélène Gantois, un coeur tendre

Marie-Hélène Gantois, la propriétaire de la boutique Mococha

Marie-Hélène Gantois, en majesté dans sa boutique. Crédit photo: Géraldine Martens

Marie-Hélène Gantois est la propriétaire d’une boutique très chaton chaton, Mococha, un petit cocon dans l’animation gavroche de la rue Mouffetard. J’en ai parlé la semaine dernière, j’en ai encore des pralines dans les yeux. Après des études de sommelière où elle affine son palais et son

vocabulaire, elle travaille huit ans avec Patrice Chapon avant d’ouvrir sa propre boutique. Je comprends pourquoi les clients défilent, elle est tout simplement adorable et d’excellent conseil.

J’ai passé un moment très agréable à discuter autour d’une délicieuse infusion de cacao, que je me suis empressée de mettre ensuite dans mon panier. J’aurai pu rester des heures mais mes responsabilités familiales ont sonné la fin de notre entretien, à grand regret.

Je ne me suis toujours pas remise de la tablette qu’elle m’a conseillée, une édition limitée Bolivie  Ekeko de la chocolaterie Morin, à l’amertume parfaite.

Je profite d’ailleurs de ce post pour faire une demande officielle d’ouverture d’une boutique Rive Droite. Merci.

1. Que représente le chocolat pour vous?

Il s’agit surtout pour moi d’un vecteur de partage, de discussion avec les gens qui m’entourent. Même dans le cadre professionnel, j’ai besoin d‘avoir une véritable relation humaine avec les gens avec lesquels je travaille. Je ne peux pas vendre un produit, quel qu’exceptionnel qu’il soit, si je n’apprécie pas la personne qui le fabrique.

2. A quoi carburez-vous? 

Je goûte énormément de choses mais le praliné est mon doudou, en particulier le Croustille de Fabrice Gilotte, un modèle du genre. (N.D.L.RL. : je confirme, il frôle les hautes sphères de la perfection). Je sais que le plaisir est garanti. Il a la bonne épaisseur, la dent s’enfonce dedans avec bonheur, les très fines crêpes dentelles superposées dans la masse apportent un croustillant incomparable. Les chocolats de Fabrice Gilotte sont parfaitement maîtrisés, ils montent très haut sur une note et la tiennent toute la longueur. Tout est équilibré, aux proportions parfaites. Les pralinés de Johann Dubois sont aussi excellents, plein de surprises et de modulations.

(N.D.L.R.: symbiose totale avec M-H G. Team praliné forever. La ganache a ses adeptes, ses fous furieux mais elle reste pour moi un plaisir plus conceptuel, plus analytique)

3. Quel est votre premier souvenir chocolaté?

Le Rocher Suchard que ma mère nous achetait lorsque nous partions faire les courses le mercredi. J’avais mon petit rituel pour le manger, je découpais le haut et les côtés pour me concentrer sur le coeur bien moelleux. (N.D.L.RL. same same, mais c’était le vendredi chez moi, et j’avais une nette préférence pour la croûte avec les éclats de noisette). J’avais aussi une drôle d’habitude avec l’épaisse tablette Côte d’Or noisettes raisins, dont j’enlevais les noisettes pour n’en conserver que le goût dans les cratères ainsi formés.

4. Avez-vous un mauvais goût à confesser?

Les Malteser’s, c’est très addictif ces petites choses.

 

5. Un dernier coup de coeur à partager?

Les tablettes Åkesson, qui produit ses fèves de cacao et les fait torréfier par Pralus. Il s’est récemment lancé dans la confection de ses tablettes, qui sont délicieuses (N.D.L.R. : je confirme, et je recommande aussi leur incroyable infusion au cacao découverte grâce à Marie-Hélène).

 

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